dimanche 14 août 2016

vendredi 29 juillet 2016

Juifs et chrétiens se rencontrent


Une session organisée par la Communauté de l’Emmanuel s’est tenue à Paray-le-Monial du 12 au 17 juillet : « Découvrir le Judaïsme, les chrétiens à l’écoute ». 
C’était un pas, parmi d’autres, sur ce chemin qui conduit « deux amis brouillés depuis 2000 ans », à se retrouver dans le respect mutuel, l’estime et l’amitié.

Voici trois brèves vidéos diffusées après cette session, au cours de laquelle sont notamment intervenus le cardinal Philippe Barbarin et le rabbin Haïm Korsia.




mardi 14 juin 2016

Bientôt le numéro 228 de Bonne Nouvelle. Une belle lecture de vacances…



Au sommaire de ce numéro qui couvre les mois de juillet et août:

Passer du «je» au «nous». Sous ce titre un peu énigmatique, une interview de Vincent Huart, qui nous présente un programme d’immersion dans les pays du Sud pour les étudiants de l’ICHEC.
Comme des enfants. Le billet du fr. André.
Respect et miséricorde. A partir d’une méditation du récit biblique de la vigne de Naboth (1R 21, 1-16), Philippe Berrached présente une profonde réflexion sur le sens du respect.
Ne doute jamais de la miséricorde. Extraits d’un enseignement de Kally Kalambay à la «Fête de la Joie» de Pentecôte, au Luxembourg.
Lien personnel avec le Christ. Un couple témoigne de l’approfondissement de sa foi et de son engagement en Eglise.
Jésus, le Bon Samaritain. Dans la rubrique «Au fil de la liturgie», Laurent Bodart nous présente les évangiles des mois de juillet et août.
Anathèmes, blasphèmes & Cie. Bonne Nouvelle a lu pour vous un livre de Paul Clavier
Les mauvais pasteurs… Trop c’est trop! Le billet du fr. Marc.
Quelques livres.
Calendrier.
En couverture, et à travers tout le numéro, des photos qui évoquent les séjours d’immersion pour étudiants dont nous parle Vincent Huart dans son interview.


Bonne lecture et… bonnes vacances! 

samedi 21 mai 2016

Les martyrs de Tibhirine




Le 21 mai 1996, un communiqué du Groupe islamique armé, organisation extrémiste algérienne, annonce qu’a eu lieu l’exécution des sept moines trappistes enlevés deux mois auparavant au monastère Notre-Dame de l’Atlas. C’est le point final d’un itinéraire de témoignage évangélique poussé jusqu’à rendre présent l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, au cœur de la haine qui se répand entre les hommes.

Lorsque les événements (assassinats de représentants français et d’ouvriers croates, menaces, intimidations, etc.) s’étaient précipités, ensemble, ils avaient décidé de rester en Algérie; c’est là qu’ils avaient tissé des liens étroit de dialogue et d’approfondissement spirituel avec les musulmans de la région.

On retiendra l’extraordinaire testament spirituel du prieur du monastère, Christian de Chergé, écrit peu de temps avant leur enlèvement :


«S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays (…) J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à celui qui m’aurait atteint (…) Ma mort, évidemment, semblera donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste: ‘Qu’ils disent maintenant ce qu’ils pensent!’ Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voilà que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui les enfants de l’islam tels qu’il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences (…) Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi, je le veux, ce MERCI et cet ‘A-DIEU’ en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen. Inch’Allah!»

samedi 14 mai 2016

Pentecôte

Pentecôte - Duccio di Buoninsegna (1255-1318). Musée de Sienne


Ô Roi céleste, Consolateur,
Esprit de Vérité,
Toi qui es partout présent,
Et qui remplis tout.
Trésor de biens et donateur de Vie,
Viens et demeure en nous,
Purifie-nous de toute souillure
Et sauve nos âmes,
Toi qui est Bonté.

Prière à l'Esprit Saint de la Tradition Orientale


lundi 25 avril 2016

Le numéro 227 de Bonne Nouvelle est sous presse…



Voici le sommaire de ce numéro des mois de mai et juin:

L’amour ne dit jamais: «C’est assez!», une interview de Sœur Gaud Emmanuel, qui nous parle de son travail social dans le cadre du Welcome Babbelkot, à Bruxelles.
La prière charismatique, une réflexion pour le Renouveau, par Donato Sciannameo.
François et Kirill, Michel Kubler tire pour nous les enseignements de la rencontre du pape avec le patriarche de Moscou, à Cuba, en février dernier.
Dans le monde, vous trouverez la détresse, un court billet du fr. André.
Bruxelles-Emmaüs, une réflexion du fr. Laurent sur les attentats de Bruxelles, à la lumière de l’évangile des disciples d’Emmaüs.
Le port tant désiré, une belle méditation sur le pardon, la confession, le prochain, l’innocence enfantine…
Des jeunes formidables!, le billet du fr. Marc.
Le Fils de l’homme en son mystère, au fil de la liturgie des dimanches de mai et juin.
La maladie peut faire grandir, un livre de Christian Vinel, lu pour vous.
Quelques livres.
Calendrier.
Et aussi une double-page centrale avec une photo impressionnante.


Bonne lecture! 

vendredi 1 avril 2016

Une "Porte sainte" originale


Le site EDA, l’agence d’information des Missions Etrangères en Asie, évoque une initiative touchante et originale pour le Jubilé de la Miséricorde, en Corée du Sud.

Une «Porte Sainte» insolite qui rejoint la jeunesse délaissée de Séoul

«Quittez vos belles et agréables églises et allez à la rencontre des dangereuses périphéries de l’humanité. Partez à la recherche des pécheurs, des rejetés, des plus marginalisés de nos sociétés et apportez-leur la miséricorde de Dieu».
Cet appel du Pape François, le P. Vincenze Bordo, missionnaire italien OMI (Oblat de Marie Immaculée), en Corée du Sud depuis 26 ans, l’a reçu en plein cœur. En 2015, il décide donc de quitter «son confortable centre d’accueil pour SDF», qui sert plus de 500 repas chaque jour, à Séoul. Après avoir acheté un bus, il part avec quelques volontaires, dans les quartiers les plus malfamés de la périphérie de Séoul, dont celui de la «Dolce Vita», à la rencontre de ces quelques 250 000 enfants et adolescents qui vivent dans les rues de la périphérie de Séoul, livrés au trafic et à la misère, après avoir fui la violence de leur cellule familiale ou de leur foyer.

«Une Porte Sainte» là où la misère abonde

En cette année de la Miséricorde, où chaque diocèse du monde entier a ouvert une ou plusieurs Portes Saintes afin qu’un grand nombre de personnes puissent recevoir le pardon et la compassion de Dieu, la porte automatique du bus AGIT - acronyme coréen qui signifie « Le bus qui prend soin des jeunes », est devenue «Porte sainte de la miséricorde avec l’accord de l’archevêque de Séoul», a confié le P. Bordo, à ses confrères missionnaires.
 
«Ainsi nos jeunes qui le souhaitent peuvent franchir la porte de notre bus et recevoir les indulgences jubilaires. Quiconque franchit cette «Porte Sainte» est également invitée à pratiquer la miséricorde avec les personnes que nous rencontrons dans les rues. C’est une porte qui a vocation à rendre saint ceux qui la franchissent!», se réjouit le P. Bordo.

La rude vie de cette jeunesse abandonnée

Trois fois par semaine, entre 19h et 2h du matin, le missionnaire et les volontaires AGIT partent à la rencontre de ces jeunes enfants qui errent dans les rues, afin de leur apporter secours, écoute et réconfort, en plus d’une aide alimentaire et vestimentaire. La plupart d’entre eux ont fui la violence domestique ou différentes formes d’abus, et préfèrent affronter la dureté de la vie dans la rue, plutôt que d’aller dans des centres d’hébergement.
Pour survivre, ils trouvent un emploi précaire pour quelques semaines, souvent dans les réseaux des boîtes de nuit, des jeux de hasard ou de trafic de drogues. Certains d’entre eux finissent souvent entre les mains des réseaux de prostitution ou de banditisme.
«Mon père a abandonné ma mère, mon frère et moi, quand j’étais encore très jeune. Comme maman devait travailler pour nous élever, je passais mes semaines dans un internat. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de 16 ans, puis je me suis échappé car la vie était trop rude, parfois j’étais frappé par des plus grands», confie Lee Hyun, 18 ans, qui, pendant un an, a survécu dans les quartiers malfamés de la banlieue de Séoul, jusqu’à ce qu’il rencontre ses amis du «bus qui prend soin des jeunes». «Ils m’ont accueilli, écouté, aidé, puis ensuite j’ai intégré le foyer pour garçon, où j’ai repris les cours. Cette année, je vais passer un examen, et ensuite je chercherai un emploi», se réjouit Lee.

Une jeunesse en marche vers l’Espérance ?

Au sein de «la Maison d’Anne», Le P. Bordo a créé plusieurs structures d’accueil, qui vont du centre d’accueil pour sans-abri – repas, soins médicaux et soins psychiatriques - aux foyers d’éducation et d’hébergement pour jeunes, où ils reçoivent également un accompagnement personnel et spirituel.
«Notre mission s’inscrit dans les pas de Jésus qui a osé quitter les 99 brebis du troupeau pour aller retrouvé la brebis égarée dans les dangereux rochers de la montagne», a confié le missionnaire italien. «Ce bus c’est notre jubilé… Il n’est pas fait de prières récitées dans une agréable église embaumée d’encens, mais d’un quotidien vécu auprès des plus délaissés, où le travail et les actes de miséricorde sont posés dans un environnement dangereux et inhumain. N’est-ce pas l’esprit du Pape François, ce à quoi il nous invite et ce qu’il fait lui-même lors de ses voyages apostoliques?», interpelle le missionnaire, avant de conclure : «Le christianisme n’est pas une charmante et belle morale à pratiquer ou une série de prières à réciter ; c’est une personne vivante et présente parmi nous: Jésus- Christ, une personne à aimer et à suivre sur le chemin de l’amour miséricordieux, dans les méandres de nos vie.»